ALBERT WATSON

Albert WatsonAlbert Watson a sa place, une des premières, parmi les plus
éminents photographes d’aujourd’hui. Au fil des années,
ses photos ont figuré plus de deux cents fois sur la couverture des éditions
internationales de « Vogue » et de diverses publications, de «
Rolling Stone » à « Time to Vibe ». Il a réalisé
de nombreux portraits emblématiques de stars du rock, de rappeurs, d’acteurs
et de célébrités (Il était le photographe officiel
de la famille royale au mariage du prince Andrew et de Sarah Ferguson). Dans
le domaine de la publicité, Albert Watson a signé une centaine
de campagnes pour d’importantes sociétés telles que «
Gap », « Levi’s », « Revlon » et «
Chanel », et plus de six cents spots pour la télévision.
Cette vaste activité professionnelle ne l’a pas empêché
de se consacrer aussi à des projets personnels dont les clichés
lui étaient inspirés par ses voyages, de Marrakech à Las
Vegas, et aux Orcades. Ces libres réalisations, de même que les
portraits, les photos de mode et de publicité, sont régulièrement
exposés dans des galeries et dans des musées du monde entier.
« Photo District News », la bible de l’univers de la photographie,
a désigné Albert Watson comme un des photographes les plus influents
depuis l’origine de cet art.
Né et élevé à Edimbourg, Albert Watson étudie
le graphisme au Duncan of Jordanstone College of Art and Design de Dundee et
suit les cours de cinéma et de télévision au Royal College
of Arts de Londres. De naissance aveugle d’un œil, il choisit cependant
de s’investir dans la photographie. En 1970, il s’installe avec
sa femme Elisabeth aux Etats-Unis où un directeur artistique du «
Max Factor » lui propose de faire un premier essai qui va se révéler
concluant puisque la firme lui achète aussitôt deux clichés
!
Le style particulier d’Albert Watson va s’affirmer rapidement et
attirer l’attention des magasines de mode américains et européens
tels que « Mademoiselle », « GQ » et « Harper’s
Bazaar ». Il se met à voyager entre Los Angeles et New York où
il s’établit en 1976, ayant décroché son premier
job chez « Vogue ».
Malgré l’énorme pression que les commandes exercent désormais
sur lui, il ne renonce pas à ses travaux personnels d’envergure
: ses deux albums – « Cyclops » (1994) et «Maroc»
(1998) – seront suivis d’un troisième – « Shot
in Vegas » - dont la sortie de presse est prévue pour cette année.
De nombreux catalogues de ses œuvres ont été également
publiés à l’occasion de leurs expositions dans divers pays.
Dans le West Village de Manhattan, l’immense studio d’Albert Watson
– qui fait également office de galerie privée – abrite
ses archives : des millions de tirages et de négatifs et, aux murs, les
extraordinaires prises grand format de Las Vegas. De prime abord, la palette
de couleurs tendres et filtrées des ses paysages, de ses portraits et
de ses paysages, surprend le visiteur. Albert Watson est demeuré superbement
fidèle à lui-même ; toutes se photos possèdent une
aura qui nous invite à entrer dans l’image mais en nous obligeant
à respecter vis-à-vis d’elle une sorte de distance déférente
!
Le langage visuel du photographe obéit à des règles qui
lui sont propres et à un strict concept de qualité. De par leur
brillance, leur profondeur, leur magnificence même, ses photographies
se distinguent indiscutablement de bien des clichés actuels. Sa manière
de mettre ses sujets en lumière, en particulier les objets fétiches
et les modèles, crée une ambiance quasi méditative. Si
ces œuvres innombrables manifestent la variété des talents
d’Albert Watson, elles sont cependant toutes reconnaissables grâce
à un même pouvoir de suggestion et la virtuosité de leur
technique, qu’il s’agisse d’une dominatrice de Las Vegas ou
du gros plan d’un gant de Toutankhamon…