Franck Dieleman

EXPOSITION “LUX” du 15 juin au 25 juillet 2007

 

Franck Dieleman est né dans le Design de l’après-guerre. Noll, Perriand, Matégot, Guarriche, Szekelli, Borderie, côtoyaient ses parents, fondateurs du « Centre National des Arts éducatifs » au Château de Claireau. Passionné par la photographie dès l’âge de 14 ans, Franck Dieleman s’émancipe de l’autorité paternelle, mais non de son influence décisive pour l’amour des objets.
Très jeune il hante les salles des ventes où il commence sa carrière de photographe, aiguise son regard, cultive son goût. L’automobile déjà le fascine. En 1972 il rencontre le commissaire-priseur Hervé Poulain, pour lequel il photographie de nombreux objets d’Art, antiquités et tableaux, grands maîtres anciens et contemporains. Hervé Poulain, lui-même passionné d’automobile et coureur émérite, l’entraîne dans l’aventure BMW. Il immortalisera entre 1974 et 1979, « la customisation » des voitures de courses en compétition, par Calder, Stella, Roy Lichtenstein et Andy Warhol, avec la complicité du célèbre marchand américain Léo Castelli. Cette période, fondatrice dans l’histoire du photographe, est aujourd’hui saluée par le commissaire-priseur dans un livre « mes Pops cars » où il ne manque pas de rendre hommage à « l’œil de Franck Dieleman ». Cette expérience annonce une autre période décisive, celle qui le mènera à devenir le spécialiste incontournable des grandes campagnes de publicité du secteur automobile pour les plus prestigieuses agences. À partir de 1991 et durant presque 10 ans, il partage son activité entre Paris et New York, période de réflexion et de recherche. Sa passion de l’objet toujours aussi présente, il ouvre à New York avec Patrick Marchand, une galerie de mobilier années 50. Cet exil temporaire fait de Franck Dieleman, malgré lui, un des photographe de pub en vogue. Progressivement il s’éloigne de la nature morte classique pour explorer avec talent le monde de la mode et du luxe. En 1995, il entame sa collaboration avec sa femme Inès, rencontrée dans le milieu de la pub où elle fut directrice artistique. En 2000, il se réinstalle définitivement à Paris, s’éloigne progressivement du milieu de la pub traditionnelle, pour collaborer essentiellement à l’univers du luxe. Cartier, Shiseido, Bulgari, Lancôme, Helena Rubinstein, Dior Homme, Ungaro, Ferragamo … leur permettent à présent de concilier leurs recherches personnelles à un univers artistique riche et rigoureux.

 

La photographie de Franck Dieleman
Il existe une histoire de la photographie des objets. Nadar, Doisneau, Sudek, en passant par les surréalistes, pour « les historiques » jusqu’à nos contemporains, Patrick Tosani, Martin Parr ... Ces derniers, directement héritiers des « années pub » où l’objet affirme la beauté essentielle de ses formes, sacralise le familier.
Franck Dieleman appartient à cette longue lignée de photographe attentif à l’objet, amoureux de ses lignes, de ses volumes, de ses textures. Photographe de la Nature morte, où l’objet s’impose, majestueux en solitaire, essentiels dans de subtils compositions. Capturer au grand angulaire, l’objet mis en perspective, est seul l’acteur principal de l’image. Impératif donc, le travail à la chambre, indispensable au photographe soucieux de la subtilité de la lumière, de la précision des matières, du rendu des effets de profondeur.
Franck Dieleman nous invite à la découverte d’une œuvre multiple parfois hybride, où se conjuguent avec talent, recherches artistiques, prises de vue publicitaires, portrait d’objets et mise en scène de la lumière.

LUX

Haut de la page

FRANCK DIELEMAN