Jacques Courtejoie

 

EXPOSITION “COURTEJOIE-TOKYO” 15 novembre 2007 - 7 décembre 2007

 

Né en 1949.

Expositions personnelles (sélection) :
1976 : Casino de Spa
1980 : ‘Abandon’ , Galerie Cyclope et Galerie Wayer — Bruxelles
1981 : Galerie A.A.A. — Bruxelles
1985 : Galerie Les Chiroux — Liège
1987 : Espace photographique Contretype — Bruxelles
1990 : ‘L’image des nuits’, Le Salon d’art — Bruxelles
1992 : ‘Les reflets du songe’ , Maison de la Culture — Namur
1997 : ‘La nuit dernière’, Galerie Aleph — Bruxelles
1998 : ‘ Comme une ombre’, Le Salon d’art — Bruxelles
‘ Un petit val qui mousse de rayons’, Espace Latitude — Bruxelles
2000 : ‘Les liaisons amoureuses’, Mundaneum — Mons
2002 : ‘ Le fruit défendu’, Espace Latitude — Bruxelles
Expositions collectives (sélection) :
1986 : Festival international de la photographie, Musée d’art moderne — Liège
1987 : Mois de la photo — Liège
1988 : ‘Mise en scène, de Realiteit van verbeelding’, Museum voor Fotografie — Antwerpen
1989 : ‘Géographies humaines’, Musée de la photographie, Charleroi et Musée d’Ixelles
1990 : ‘Identification 4’, Université libre de Bruxelles, Brakke Grond — Amsterdam
et Musée d’Ixelles
1991 : ‘La photographie belge, des origines à nos jours’, Centre national de la photographie, Paris
‘Le réel distancié’, Université libre de Bruxelles
1992 : ‘Tranfiguraties’, ‘T Elzenveld — Antwerpen
1993 : ‘La photographie en Belgique depuis 1839’, Musée de la photographie — Charleroi
1996 : Mois de la photo — Thessalonique, Grèce
2002 : ‘L’érotisme actuel’, Musée d’art contemporain de l’ULB
‘ Autour de l’agneau’ , Galerie d’YS — Bruxelles

Jacques Courtejoie est un photographe belge né en 1949 à Costermansville au Zaïre (ancien Congo belge). Il est professeur à l’Ecole des Arts d’Ixelles depuis 1975.
Jacques Courtejoie est un créateur à part entière qui s’inscrit légitimement dans le cercle restreint des photographes de l’imaginaire, il ne cesse de suivre le même but : rendre visible l’invisible, mettant en scène de manière onirique ses fantasmes, ses pulsions, ses craintes et ses souvenirs les plus lointains.
La sensualité et l’érotisme y ont la part belle, parfois clairement revendiqués ou seulement suggérés avec humour. Ces thèmes se mêlent parfois à d’autres sujets plus mystiques ainsi qu’à des objets qui marquent autant de souvenirs de sa petite enfance – l’herbier fait par son père au Congo entre 1928 et 1930 - créant ainsi une sorte de répertoire psychanalytique de son inconscient.
Dans cet « univers-miroir » réinventé et surréaliste, recomposé à partir de montages photographiques, la femme, objet de désir à la fois belle, cruelle et inaccessible est omniprésente ; elle y tient le premier rôle à ses côtés dans des compositions qui nous rappellent que sa vision est avant tout autobiographique.
Ces éléments constituent un ensemble hétéroclite pourtant savamment organisé par l’artiste grâce à un jeu de composition strict et un fort goût pour la mise en forme. Par la multitude de détails, les photographies de Jacques Courtejoie rappellent les miniatures et gravures anciennes qui révèlent lentement leurs secrets, icônes ex-voto à la fois tendres et maléfiques.
La force de ses images réside aussi dans leur mise en couleurs. Ces photographies étant rehaussées par l’auteur. Les dominantes de rose passé, de vert de gris ou de bistre évoquent les souvenirs issus de sa mémoire dont les coloris sont assourdis par l’oubli. Il utilise parfois des couleurs plus vives et dorées donnant à son regard un angle plus baroque.

 

TOKYO

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