Philippe Assalit

EXPOSITION “TÊTE À TÊTE” du 29 avril au 12 juin 2009

 

 

Deux visages, deux visions qui se confrontent comme dans un jeu de miroirs (Je 2 Miroirs), des images se faisant échos à travers la force de l’autoportrait.
Un véritable vis-à-vis se met en place ou individuellement chacun pénètre l’univers du « regard posé sur soi ».
Par ce « Tête à Tête », deux mondes s’entrechoquent pour dénoncer avec une même force des thématiques qui leur tiennent à cœur.
Il s’agit principalement d’une rencontre avec eux même.
Par l’exercice de l’autoportrait Susanne et Philippe se trouvent face à ce qu’il sont et se mettent à nu au profit de propos personnels.
Susanne Junker, se présente maquillée et grimée en référence aux masques traditionnels Chinois.
L’acte photographique est l’aboutissement final de l’artiste. Philippe Assalit nous dévoile quant à lui ses portraits
« d’ homme nature, d’homme ville ».
Ou comment se mettre en scène avec violence pour dénoncer l’absurdité du monde dans lequel nous

Mélange de figures humaines et de morceaux de nature ou de villes, ses portraits conduisent à reconsidérer notre rapport au milieu végétal, aquatique, minéral, animal, technique et synthétique.Cette recherche invite à rapprocher des moindres détails qui échappent souvent à notre regard .Chaque écorce, chaque pétale de fleur, chaque anfractuosité dans la roche, chaque goutte d’eau, chaque matière ouvragée renferme un propos secret que l’on approche grâce aux grand formats de ces images. Le visage humain devient le support de ces éléments avec lesquels il fait entièrement corps.Par cette nouvelle série de 60 images Assalit place l’homme au cœur de son milieu faisant de lui l’homme-fleur, l’homme-pierre , l’homme-reptile, l’homme-glace, l’homme écorce, l’homme-forêt…Chaque image est un voyage, qui nous renvoie parfois à notre enfance, souvent à des souvenirs enfouis ou bien qui évoquent une situation connue.

A la différence des surimpressions des années 70 qui jouaient avec le hasard des formes, des objets ou de la lumière, les subimpressions tentent une approche maîtrisée de leur sujet.La haute technicité contrôlée est ici au service d’une représentation humaine profonde.La subimpression permet de passer au-delà, en deca, de la simple image de la figure humaine, elle nous conduit sous la peau.L’homme nature composé d’éléments purement végétaux, l’homme machine sauvage comme aux premiers temps tous se côtoient pour tracer un bilan de notre présence.Cette plongée subhumaine réunie plus de 50 portraits elle voudrait proposer une représentation de l’humanité qui à façonné ce monde et qui est façonné par lui pour le pire et pour le meilleur.C’est aussi une interrogation sur notre rapport inévitable avec tous les éléments qui nous entourent allons nous passer de l’homme bio à l’homme bionique.

TÊTE À TÊTE
 
 

 

PHILIPPE ASSALIT