
Susanne Junker
EXPOSITION "STAGE BACK" du 22 juin au 2 septembre 2006
EXPOSITION "GEILES GLOBALES GESICHT" du 29 avril au 12 juin 2009
Susanne Junker
sera d’abord mannequin dans les année 90.
Photographiée par les plus importants photographes de mode elle fera
les couvertures du ELLE et autres grands magazines de mode.
En 1999 elle décide de tout arrêter pour se réapproprier
son image en se photographiant par morceaux choisis.
Son travail apparaît alors comme une quête identitaire avant de
projeter son regard sur le monde. Son passage obligé au plus proche
de son quotidien de jeune femme naissante donne lieux à toute une série
d’autoportraits crus réalisés entre 1999 et 2001 et qui
feront partis du groupe d’œuvres appelé « Stage Back
» en contradiction affirmée avec le diktat des studios de mode.
Suivra un premier positionnement engagé et dénonciateur avec
« FIGURE FOR THE BASE OF A CRUCIFICTION » qui amorce une réflexion
sur l’acceptabilité de la position de la femme contemporaine
telle qu’elle est vécue aujourd’hui avec ses repères
imposés qui aboutit à la récente phase de son travail,
« THE PERFECT WOMAN IS A LIE ».
acte2galerie présente le nouveau travail de l’artiste photographe
Susanne Junker :
« GEILES GLOBALES GESICHT ».( Grand masques ).
12 images sont issues de ce travail ou l’artiste est transformée
après avoir appliqué avec soin de la peinture sur son visage.
Pour cette nouvelle série Susanne Junker va être maquillée
8h durant en référence à l’acteur qui entre dans
son personnage à travers le processus du « grimoire ».
Alors même que les technologies modernes permettent un résultat
proche de ces images, Susanne entreprend une toute autre démarche et
s’investie physiquement plusieurs heures pour un aboutissement photographique
figeant ces masques dans l’instant.
Le masque Chinois est l’expression des us et coutumes ainsi que des
croyances Chinoises.
Face aux calamités naturelles les premières civilisations font
des cérémonies d’exorcisation qui progressivement vont
se transformer en fête.
12 animaux y sont divinisés. Puis, avec l’influence des opéras
locaux la cérémonie se transforme en divertissement.
Dans la tradition de l’opéra Pékinois, les personnages
féminins étaient exclusivement joués par des acteurs
masculin. Le masque et la peinture du visage indiquaient la dimension dramatique
du personnage.
Avec ces grand masques, un séduisant contre-pied est donné :
l’acteur est une femme et la référence symbolique au masque
est saboté. Il s’agit également d’un hommage à
l’exercice de l’auto portrait .Ce travail est familier à
la photographe Susanne Junker habituée à cet exercice .
Les visages silencieux sont une référence à la pratique
ancestrale Chinoise du maquillage de théâtre. L’un d’eux
évoque l’Arlequin Européen dérivé d’un
personnage de l’opéra Chinois. L’Arlequin pose la question
du personnage jouant lui-même avec la culture monogame et son symbole.
Une image au cœur de l’opposition homme/femme.
Susanne retrouve ici son propos autour des deux sexes dans la société.
Une question qui se pose malgré les différences culturelles,
malgré les histoires et les traditions.
Ce travail reflète bien l’association logique du « moment
» photographique. Dans l’instant, Susanne Junker fige des symboles
culturels et historiques pour donner une nouvelle force au positionnement
des êtres entre eux à travers les temps.
